Bruno Béziat, SudOuest, 06/03/10IMMOBILIER. Dans la foulée de 2008, les prix ont fortement chuté en 2009 malgré une reprise de l'activité en fin d'année. Cette année, le marché devrait se stabiliser
L'immobilier est-il sorti de sa crise ? Ou plutôt a-t-il achevé sa purge après les excès des années 90. C'est probable. À en juger par l'évolution du marché depuis septembre et des tendances de ce début d'année 2010, on peut imaginer que les prix vont se stabiliser dans les mois qui viennent à un niveau réaliste, qui correspond, grosso modo, au pouvoir d'achat des salariés.

Les chapitres :
1 Chute des prix en 2009
2 Le rural n'a plus la cote
3 Les villes résistent
4 2010 : année charnière
Et un encart
On peut acheter... mais avec précaution
Des augmentations annuelles de 10 % à 20 % des prix de l'immobilier sont, par définition, anormales dans un pays qui ne connaît pas une forte croissance économique et des salaires. Par ailleurs, l'immobilier connaît depuis toujours des cycles, donc les prix finissent par redescendre après avoir grimpé. Les professionnels s'accordent à dire qu'ils devraient rester stables cette année. Une éventuelle augmentation pourrait avoir lieu à la rentrée. Mais cette hypothèse reste très fragile. Ce secteur est, tout de même, sous perfusion avec des taux d'intérêt bas et des aides de l'État. La moindre remontée des taux peut entraîner de nouvelles baisses.
Attention aux prix
La première leçon à tirer de cette crise est qu'il ne faut pas acheter à n'importe quel prix. Ceux qui l'ont fait au plus haut du marché, à des prix anormalement élevés, ont eu tort. Sur le plan financier au moins. Cela signifie, sauf coup de coeur et gros moyens, qu'il ne faut pas acheter au-delà d'un niveau raisonnable des prix du marché, sinon on risque de perdre de l'argent. Et qu'il vaut mieux parfois louer en attendant la bais
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