Là.
Bon, alors quelles informations en tirer ? Leurs publications ont toujours le même format, c'est donc assez facile d'extraire les nouveautés...
1. Les taux ont baissé en janvier.
OK, ils sont passé de 3,79% à 3,75% en moyenne. J'ai rien contre, mais je me pose deux questions, à laquelle les publications de CSA/CL ne permettent pas de répondre.
La première est toute bête : la part des crédits variables, qui sont 1,5% moins élevés en moyenne que les crédits fixes, progresse de 8,1% à 8,7% : mécaniquement, cela explique une baisse de 0,2% sans changement de taux. Est-ce qu'il est pertinent de les inclure dans le calcul de la moyenne pour fournir une comparaison ? Ils savent neutraliser l'impact des répartitions travaux/neuf/ancien en adoptant des pondérations fixes : pourquoi pas pour les travaux, les différences neuf/ancien au niveau des taux étant moindres...
La seconde porte sur les prêts analysés : ils comptent le pourcentage de taux variables à mensualité variable, sans intégrer les taux variables où la variabilité se traduit par une modulation des durées de remboursement (prêts modulables). Il me semblait qu'après les hausses surprises des taux de la fin de l'année 2008, ces prêts avaient beaucoup progressé : quelqu'un a-t-il une idée de ce qu'il en est ? La situation de la variabilité des prêts peut être devenue plus grave que ce qu'elle était encore en 2006/2007.
La durée des prêts reste stable.
La durée d'emprunt globale remonte, tirée par les travaux et les investisseurs. Primo-accédants et accédants dans l'ancien continuent à emprunter sur des durées semblables à celles du mois dernier.
La stabilité de la moyenne cache en fait un décalage de la structure de production : les prêts de 25 ans et plus ne représentent plus que 25,6% contre 26,3% le mois précédent. Les prêts d'accession de moins de 10 ans, souvent des secondo-accédants, restent à 4,4% du marché.
Le coût relatif des opérations progresse.
Il s'établit à 3,75 ans de revenu. On pourra y voir (avec CSA/CL) un signe de la hausse des prix, on pourra également y voir la traduction de la paupérisation des emprunteurs signalée par les chiffres qu'ils ont publiés au T4 2009. Pour les emprunteurs qui reste, le coût relatif des opérations dans l'ancien a égalé son plus haut historique, pré-crash, et CSA/CL conclut que le reflux des taux de crédit ne suffit plus à contrecarrer la baisse de solvabilité liée à la baisse des apports et des revenus. Pas étonnant dans ces conditions que les taux variables progressent fortement : certains emprunteurs ne le font pas par choix, mais uniquement parce qu'ils ne peuvnet même plus se permettre les taux fixes pourtant très avantageux.