Comme toujours, c'est l'euphorie chez Entreparticuliers.
Les transactions sont toujours plus rapides, les prix toujours plus haut, les négociations toujours plus faibles...
Il faut remonter au début 2007 pour retrouver une telle « intransigeance » de la part des vendeurs. A titre de comparaison, en septembre dernier, seuls 21% des transactions s’effectuaient sans négociation. Le nombre de nouveaux biens mis en vente en janvier s’élève à 42.190, soit une augmentation de 14,5% par rapport à janvier 2008, pour retrouver le niveau de janvier 2007.
Ah bah oui, comme ils vivent des annonces, ce serait con de dire que personne ne vient chez eux. Les acheteurs se précipitent ! Lui contredit la pénurie, vous vous rendez compte, +14% d'offre ? On est retourné aux niveaux normaux, le marché va bien. Jean-Pierre Gaillard dirait : « le marché se pignole ».
Pour les appartements, nous les chiffrons à +0,5% sur 1 mois, +1,4% sur 3 mois, -0,4% sur un an, et -5,5% sur 3 ans, si on remonte à l’origine de notre indice. Pour les maisons, les variations observées sont inchangées sur 1 mois, +0,6% sur 3 mois, -4% sur un an, et -9% sur 3 ans.
Ils ont pas appris le lissage : ils ont beau remonter les prix chaque mois, ils seraient encore 5 à 9% sous les prix de 2007. Ils vont se prendre une mandale de meilleursagents !
Puisque c’est le moment de l’année où tous les commentateurs, experts, spécialistes, savants dissertant sur le marché immobilier se livrent à leur petit pronostic pour l’exercice à venir, je me dois à mon tour de me « mouiller ». Mon pronostic est net : le prix des biens immobiliers augmentera en 2010 d’au moins 3%, dans un volume de transaction supérieur d’au moins qu’15% à celui de l’année écoulée. Rendez-vous donc pour le verdict en décembre prochain, et bien entendu, entre temps, régulièrement sur Entreparticuliers.com, le site immobilier préféré des internautes, pour suivre une nouvelle année immobilière qui s’annonce captivante.
On note, on note...
Ceci dit, pour une fois, je suis tenté d'accorder un peu de crédit à Romanysczyn : entre la FNAIM qui brait à la pénurie, et lui qui crie au retour des acheteurs, ça serait juste une illustration d'une perte de part de marché des agences immobilières qui n'arrivent pas à vendre.