Beaucoup de professionnels intéressés ont communiqué sur la violence du rebond printanier, puis estival, puis automnal, puis hivernal. On sait maintenant avec les chiffres des notaires qu'il n'y avait pas de rebond printanier et estival, ça c'est réglé.
Mais la communication des notaires peut facilement être reprise et déformée pour tenter d'accréditer la thèse du rebond.
Prenons, par exemple, les Hauts-de-Seine. Il s'y est vendu 700 maisons sur 3 mois contre 600 au trimestre précédent. Cela permet d'afficher une variation du nombre de transactions passant de -25% à +29% et de poster des messages terriblement optimistes sur le nombre des transactions. En fait, elles sont toujours environ 25% sous le pic des transactions : après un excès de blocage par rapport à la moyenne nationale, il y a correction.
On pourra aussi penser que la vente sur 3 mois des maisons est passée de 10 800 à 10 300, et que les chiffres de variations de volumes passent de -18% à +16% (alors que le nombre de transactions a baissé) tandis que les transactions sur les appartements (qui sont restées identiques) passent de +12% à +16%.
Je doute qu'un observateur inattentif, voyant +12

+16 et -18

+16 conclue immédiatement qu'en région parisienne, les transactions ont respectivement stagné et baissé.